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FrenchFlix : 161 films en français, de 1955 à 2026, d'Intouchables, Le Dîner de cons et Les Visiteurs aux Quatre Cents Coups et à En fanfare
FrenchFlix a pris au mot la devise du site dont il porte le nom : le meilleur du cinéma francophone. Tout son catalogue est en français. Cent soixante et un films, tournés dans notre langue de 1955 à 2026, de Jean Renoir à Alexandre Astier.
Cela représente 276 heures de cinéma, et une durée moyenne de 103 minutes : le film français est un film court. Chaque titre a sa fiche, avec un résumé, la distribution, une note du public sur dix et un bouton Regarder, qui indique les services officiels où le voir.
Ce guide décrit la page d'accueil, commente le TOP 10 et le haut du classement, puis traverse cinq époques du cinéma français avant de s'arrêter sur ses réalisateurs, ses acteurs et ses grands sujets. La page Bienvenue sur FrenchFlix en donne la version courte.
La page d'accueil
La page est noire, avec un jaune d'or pour les chiffres, les badges et les boutons. Le bandeau porte le logo, souligné d'un petit drapeau, et le menu : Accueil, Films, TOP 10, Les mieux classés, Nouveautés, Époques et genres.
Trois grands panneaux ouvrent la page, sous le titre À la une. Chacun montre une image du film, puis sa note sur dix, son année et ses genres, son titre, un badge jaune « TOP 10 » avec son rang, le début du résumé et un bouton Voir la fiche. Ce sont les trois premiers du TOP 10.
Le TOP 10 entier vient ensuite : dix affiches en ligne, chacune avec son numéro dans un coin. Puis la grille des mieux classés, douze affiches avec leur note. Puis cinq tuiles, une par époque, avec leur nombre de films. Ce guide ferme la page.
Partout sur le site, une affiche porte deux marques : la note sur dix en haut à droite et, pour les dix films du moment, le badge de leur rang en bas à gauche.
Le TOP 10
La liste TOP 10 retient les dix films français que le public consulte le plus en ce moment. La page Le TOP 10 en donne la règle.
Le numéro un est Intouchables, d'Olivier Nakache et Éric Toledano, sorti en 2011 : l'amitié d'un aristocrate tétraplégique, François Cluzet, et de son auxiliaire de vie, Omar Sy. Quinze ans après, il reste le film français le plus regardé, le plus voté et le mieux classé du site, à 8,3.
Le numéro deux est En fanfare, d'Emmanuel Courcol, sorti en 2024 : un chef d'orchestre réputé découvre qu'il a un frère, tromboniste dans l'harmonie d'une ville du Nord. Le numéro trois est la nouveauté du lot : Dix pour cent, le film, suite de la série sur les agents d'acteurs, avec Camille Cottin.
Derrière Intouchables viennent Les Quatre Cents Coups, à 8,0, puis Le Dîner de cons, de Francis Veber, à 7,8. Trois films partagent la marche suivante, à 7,7 : Demain tout commence, PlayTime, de Jacques Tati, et Les Demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy.
Le palier 7,5 réunit cinq films très différents. La Vie de Bohème, d'Aki Kaurismäki : un cinéaste finlandais filme en français, en noir et blanc, trois artistes fauchés dans le Paris d'aujourd'hui. L'Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine : deux jours de la vie d'un livreur guinéen. Edmond, d'Alexis Michalik : la création de Cyrano de Bergerac. Mr & Mme Adelman, de Nicolas Bedos : quarante-cinq ans de la vie d'un couple. Le Rayon vert, d'Éric Rohmer : les vacances solitaires de Delphine.
Ce classement a une particularité : il fait la part belle au cinéma d'auteur. Tati, Truffaut, Demy, Rohmer et Sautet y placent sept films à eux cinq. Le TOP 10 mesure la popularité ; les mieux classés mesurent l'estime.
Avant 1980 : dix-huit films
La page Époques et genres réunit toutes les listes du site ; la page d'aide Les époques en donne le tableau. Le premier rayon, Avant 1980, compte dix-huit films, de 1955 à 1977. C'est le mieux classé en moyenne : 6,9.
Le doyen du site est French Cancan, de Jean Renoir, 1955 : Jean Gabin y joue l'homme qui fonde le Moulin Rouge, et le film s'achève sur vingt minutes de danse en Technicolor.
Jacques Tati a trois films. Mon oncle, 1958 : Monsieur Hulot face à la maison moderne de sa sœur. PlayTime, 1967 : une ville de verre et d'acier où des touristes cherchent Paris. Trafic, 1971 : Hulot convoie une voiture de camping jusqu'au salon d'Amsterdam.
La Nouvelle Vague et ses proches en ont cinq : Les Quatre Cents Coups et L'Enfant sauvage, de Truffaut ; Lola et Les Demoiselles de Rochefort, de Demy ; Les Aventuriers, de Robert Enrico, où Alain Delon et Lino Ventura cherchent un trésor au large de l'Afrique.
Les années soixante-dix ont aussi leurs films de sentiment : César et Rosalie, de Claude Sautet, avec Romy Schneider entre Yves Montand et Sami Frey ; La Gifle, de Claude Pinoteau, où Lino Ventura élève seul une fille de dix-huit ans, Isabelle Adjani ; Diabolo menthe, de Diane Kurys, une année de lycée en 1963, vue par deux sœurs.
Années 80 et 90 : vingt-neuf films
Le rayon Années 80 et 90 compte vingt-neuf films, de 1981 à 1999. C'est l'âge d'or de la comédie de mœurs et du film d'enfance.
Éric Rohmer y a trois films, tous faits de conversations et de vacances. Le Rayon vert, 1986. L'Ami de mon amie, 1987 : deux couples se défont et se refont dans la ville nouvelle de Cergy. Conte d'été, 1996 : Gaspard, à Dinard, hésite entre trois jeunes filles.
Claude Sautet y a ses deux derniers films : Un cœur en hiver, 1992, où un luthier, Daniel Auteuil, se dérobe à l'amour d'une violoniste, Emmanuelle Béart ; Nelly et Mr. Arnaud, 1995, où un vieil homme dicte ses mémoires à une jeune femme.
Les souvenirs d'enfance forment une famille à part. Le Grand Chemin, 1987 : un petit Parisien passe l'été chez un couple de la campagne nantaise ; Anémone et Richard Bohringer y ont reçu chacun un César. La Gloire de mon Père, 1990 : les vacances du jeune Marcel Pagnol dans les collines. La Baule-les-Pins, 1990 : un été de 1958 au bord de l'Atlantique. L'Effrontée, 1985 : Charlotte Gainsbourg, treize ans, s'ennuie et rêve. Un dimanche à la campagne, 1984, de Bertrand Tavernier : un vieux peintre reçoit ses enfants, un jour de 1912.
La comédie a ses classiques. 3 Hommes et un couffin, 1985 : trois célibataires et un bébé. Les Visiteurs, 1993. Le Dîner de cons, 1998. Le bonheur est dans le pré, 1995 : Michel Serrault quitte son usine pour une ferme du Gers. La Crise, 1992, de Coline Serreau : Vincent Lindon perd sa femme et son travail le même matin. Didier, 1997, d'Alain Chabat : un labrador se réveille dans un corps d'homme. Le Pari, 1997, des Inconnus : deux beaux-frères arrêtent de fumer.
Elle a aussi ses curiosités : Le Maître d'école, 1981, avec Coluche en instituteur remplaçant ; Le Jumeau, 1984, où Pierre Richard s'invente un frère ; P.R.O.F.S., 1985, avec Patrick Bruel et Fabrice Luchini en jeunes enseignants ; Twist again à Moscou, 1986.
Le film d'époque a deux joyaux. Ridicule, 1996, de Patrice Leconte : à Versailles, sous Louis XVI, un mot d'esprit fait ou défait une carrière. La Nuit de Varennes, 1982, d'Ettore Scola, le plus long film du site avec ses 151 minutes : une diligence suit la fuite du roi, avec Casanova parmi les passagers.
Le cinéma social clôt la période : Ça commence aujourd'hui, 1999, de Bertrand Tavernier, sur le directeur d'une école maternelle du Nord, et Ressources humaines, 1999, de Laurent Cantet, où un étudiant fait son stage dans l'usine de son père. Agnès Varda fête, elle, le centenaire du cinéma avec Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma.
Années 2000 : vingt-trois films
Le rayon Années 2000 compte vingt-trois films. La comédie romantique y prend le pouvoir.
L'année 2006 en donne six à elle seule. Prête-moi ta main : Alain Chabat loue une fausse fiancée, Charlotte Gainsbourg, pour décourager sa mère. Hors de prix : Gad Elmaleh, barman, se fait passer pour riche auprès d'Audrey Tautou. Fauteuils d'orchestre : une serveuse de brasserie croise un pianiste, une actrice et un collectionneur. Quand j'étais chanteur : Gérard Depardieu en chanteur de bal. La Science des rêves, de Michel Gondry. La Faute à Fidel!, de Julie Gavras : les années soixante-dix vues par une fillette de neuf ans.
Le rayon a ses grands succès : Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, 2002 ; Bienvenue chez les Ch'tis, 2008 ; Coco avant Chanel, 2009. Et ses comédies de caractère : Podium, 2004, où Benoît Poelvoorde se rêve en Claude François ; Confidences trop intimes, 2004, où une femme se confie par erreur à un conseiller fiscal ; Ma femme est une actrice, 2001, d'Yvan Attal ; Ma vie en l'air, 2005 ; Angel-A, 2005 ; Les Poupées russes, 2005, de Cédric Klapisch.
La nature et l'enfance y ont trois beaux films : Le Papillon, 2002, où Michel Serrault, collectionneur, part dans le Vercors avec une petite voisine ; Le Renard et l'Enfant, 2007, de Luc Jacquet ; Le Voyage du ballon rouge, 2008, où le cinéaste taïwanais Hou Hsiao-hsien filme Juliette Binoche à Paris.
Restent quelques films à part : Dialogue avec mon jardinier, 2007, de Jean Becker ; Danse avec lui, 2007 ; Joueuse, 2009, où une femme de chambre corse découvre les échecs ; Home, 2008, d'Ursula Meier, une famille au bord d'une autoroute ; et Chacun son cinéma, 2007, où une trentaine de cinéastes du monde entier signent chacun trois minutes pour l'anniversaire du festival de Cannes.
Années 2010 : cinquante-six films
Le rayon Années 2010 est le plus vaste : cinquante-six films, un tiers du catalogue. L'année 2019 y est la plus fournie, avec onze titres.
La décennie s'ouvre sur deux triomphes de 2011 : Intouchables et The Artist, film muet en noir et blanc couronné à Hollywood. Elle a d'autres grands succès publics : La Famille Bélier, 2014 ; Le Grand Bain, 2018 ; Tout le monde debout, 2018 ; Demain tout commence, 2016.
Le film de métier est une spécialité du moment. Les Saveurs du Palais : une cuisinière du Périgord à l'Élysée. Comme un chef : un grand chef et son commis. En solitaire : un skipper du Vendée Globe et son passager imprévu. Les vétos : deux vétérinaires de campagne dans le Morvan. Proxima : une astronaute, Eva Green, se prépare à quitter la Terre et sa fille. La Loi du marché : Vincent Lindon, chômeur devenu vigile. Réparer les vivants : la chaîne humaine d'une greffe de cœur.
Le rayon Années 2020 compte déjà trente-cinq films. La liste Nouveautés en reprend les vingt-quatre plus récents.
Les trois films de 2026 sont des comédies : Dix pour cent, le film ; Le rêve américain, d'Anthony Marciano, où Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard jouent deux Français partis conquérir le basket américain ; LOL 2.0, où Sophie Marceau retrouve son rôle de mère, dix-sept ans après.
L'année 2024 est celle des portraits. Monsieur Aznavour, avec Tahar Rahim, 134 minutes. Boléro, d'Anne Fontaine : Maurice Ravel compose son œuvre la plus célèbre. Sarah Bernhardt, La Divine, avec Sandrine Kiberlain. Rosalie : une jeune femme à barbe dans la Bretagne de 1870. S'y ajoutent En fanfare, L'Histoire de Souleymane, Hors-Saison, de Stéphane Brizé, Bergers, où un publicitaire québécois devient berger en Provence, et Le Procès du Chien, comédie suisse de quatre-vingts minutes.
Cent vingt-sept cinéastes se partagent les 161 films. Quelques-uns reviennent, et la page Les réalisateurs en dresse la liste.
Cédric Klapisch est le plus présent, avec quatre films : Les Poupées russes, Casse-tête chinois, Ce qui nous lie et Deux moi. Son cinéma suit une génération, de ses trente ans à ses quarante ans, entre Paris, Londres, Saint-Pétersbourg et New York.
Quatre réalisateurs ont trois films. Jacques Tati, l'observateur : Mon oncle, PlayTime, Trafic. Éric Rohmer, le dialoguiste : Le Rayon vert, L'Ami de mon amie, Conte d'été. Claude Sautet, le peintre des sentiments : César et Rosalie, Un cœur en hiver, Nelly et Mr. Arnaud. Claude Zidi, l'artisan du rire : Les Fous du stade, La moutarde me monte au nez, L'Animal.
Une quinzaine en ont deux. François Truffaut et Jacques Demy pour la Nouvelle Vague. Francis Veber, avec Le Jouet et Le Dîner de cons. Jean-Marie Poiré, avec Twist again à Moscou et Les Visiteurs. Alain Chabat, avec Didier et Mission Cléopâtre. Michel Hazanavicius, avec The Artist et Le Redoutable. Éric Lartigau, avec Prête-moi ta main et La Famille Bélier.
Viennent encore Anne Fontaine, Yvan Attal, Laurent Tirard, Thomas Lilti, Bertrand Tavernier, Coline Serreau, Diane Kurys, Patrice Leconte, Robert Guédiguian, Ursula Meier, Stéphane Brizé, Éric Besnard, Marie-Castille Mention-Schaar, Anthony Marciano et Yves Robert. Le cinéma français est un cinéma d'auteurs fidèles : on y retrouve les mêmes signatures de décennie en décennie.
Côté actrices : Audrey Tautou, de Coco avant Chanel à Hors de prix ; Charlotte Gainsbourg, de L'Effrontée, à treize ans, à Prête-moi ta main ; Cécile de France, des deux Klapisch à Fauteuils d'orchestre ; Virginie Efira, du Grand Bain à Un homme à la hauteur ; Juliette Binoche, de La Vérité à Polina ; Julie Depardieu, de Podium à La Faute à Fidel!.
Côté acteurs : François Cluzet, d'Intouchables à Médecin de campagne, En solitaire et La Brigade ; Daniel Auteuil, d'Un cœur en hiver au Brio ; Fabrice Luchini, de P.R.O.F.S. au meilleur reste à venir ; Pierre Richard, sur quarante-trois ans, de La moutarde me monte au nez à Paris pieds nus ; Romain Duris, de L'Arnacœur à Eiffel ; Christian Clavier, de Twist again à Moscou à Kaamelott ; Alain Chabat, devant ou derrière la caméra dans cinq films.
D'autres en comptent trois : Omar Sy, Jean Dujardin, Gérard Depardieu, Jamel Debbouze, Catherine Deneuve, Michel Serrault, Camille Cottin, Jean Reno, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde.
Suivre un acteur est une bonne façon de traverser les époques. Catherine Deneuve chante à Rochefort en 1967, dirige une usine de parapluies dans Potiche en 2010 et joue une star vieillissante dans La Vérité en 2019 : cinquante-deux ans de carrière en trois fiches.
La comédie, premier genre du site
La liste Comédie compte cent six films : deux sur trois. La page La comédie y distingue quatre familles.
La comédie d'observation regarde les gens vivre et s'en amuse avec tendresse. C'est celle de Tati, où un simple hall d'immeuble devient un terrain de jeu ; de Rohmer, où l'on parle d'amour en épluchant des légumes ; de Klapisch, où l'on déménage beaucoup.
La comédie de mécanique repose sur une situation qui se dérègle. Francis Veber en est le maître : dans Le Dîner de cons, un homme invite un naïf pour s'en moquer et voit sa soirée, puis sa vie, lui échapper en quatre-vingts minutes. Les Visiteurs applique la même rigueur au voyage dans le temps ; Prête-moi ta main, au mensonge amoureux.
La comédie populaire s'appuie sur une vedette ou une troupe : de Funès, Pierre Richard, Coluche, les Charlots, les Inconnus, Dany Boon, Franck Dubosc, Philippe Lacheau. On y vient pour un visage et l'on en ressort avec des répliques.
La comédie sentimentale mêle le rire et l'émotion : Intouchables, La Famille Bélier, Demain tout commence, En fanfare, Presque. C'est aujourd'hui la plus aimée : ses films occupent le haut du TOP 10.
La liste Drame compte cent neuf films, dont beaucoup sont aussi des comédies : la comédie dramatique est le ton naturel du cinéma français. La liste Romance en compte trente-sept.
Les plus votés
La liste Les plus votés range vingt-quatre films selon le nombre d'avis reçus. Elle mesure la notoriété, en France et au-delà.
Intouchables y est seul au monde : 18 865 votes, cinq fois plus que le deuxième. Suivent Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, avec 3 848 votes ; The Artist, 3 620 ; Demain tout commence, 3 076 ; Bienvenue chez les Ch'tis, 2 621 ; La Famille Bélier, 2 521 ; Les Quatre Cents Coups, 2 393 ; Le Dîner de cons, 2 109 ; Les Visiteurs, 2 107 ; Le Grand Bain, 1 612.
Ces dix films sont ceux que le monde connaît du cinéma français récent. Un seul date d'avant 1990 : le film de Truffaut, qui continue d'être découvert par chaque génération d'étudiants en cinéma, sur tous les continents.
Les métiers à l'écran
Le cinéma français aime filmer le travail. En regroupant les films par métier, on obtient de petites séries très cohérentes.
La cuisine a cinq films. Délicieux : un cuisinier congédié par son duc ouvre une table pour les voyageurs. Les Saveurs du Palais : une cuisinière de province nourrit le président de la République. Comme un chef : un cuisinier de génie et un chef étoilé menacé. La Brigade : une sous-cheffe apprend son métier à de jeunes migrants. À la belle étoile : un adolescent rêve de pâtisserie.
La médecine en a cinq aussi. Hippocrate : les premiers mois d'un interne. Médecin de campagne : un praticien malade forme celle qui lui succédera. Docteur ? : une nuit de garde à Paris. Les vétos : la médecine des bêtes dans le Morvan. Réparer les vivants : vingt-quatre heures autour d'une greffe.
La scène et les coulisses en ont six : French Cancan et son cabaret ; Edmond et sa troupe de théâtre ; Sarah Bernhardt, La Divine ; Fauteuils d'orchestre, entre un théâtre, une salle de concert et une salle des ventes ; Avignon et son festival ; Dix pour cent, le film, chez les agents des comédiens.
L'usine et le bureau ont leurs films graves : Ressources humaines, La Loi du marché, Les Neiges du Kilimandjaro ; et leur comédie, Potiche, où l'épouse d'un patron prend la direction de l'usine et s'en tire mieux que lui.
Des livres et des pièces
Beaucoup de ces films viennent d'un texte. Les connaître donne envie de lire, ou de relire.
Les souvenirs et les romans : La Gloire de mon Père, d'après Marcel Pagnol ; Réparer les vivants, d'après Maylis de Kerangal ; La Chambre des merveilles, d'après Julien Sandrel ; La Vie de Bohème, d'après les scènes d'Henri Murger qui ont aussi inspiré Puccini ; Les Neiges du Kilimandjaro, d'après un poème de Victor Hugo, Les Pauvres Gens.
Les pièces de théâtre : Le Dîner de cons, que Francis Veber avait d'abord écrit pour la scène ; Edmond, qu'Alexis Michalik a mis en scène avant de le filmer ; Potiche, tiré d'une comédie de boulevard. On y reconnaît l'art du théâtre : peu de décors, beaucoup de répliques.
Les bandes dessinées : Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, d'après Goscinny et Uderzo ; Polina, danser sa vie, d'après Bastien Vivès. Les séries : Kaamelott et Dix pour cent prolongent au cinéma deux succès de la télévision.
Les documents, enfin : L'Enfant sauvage suit de près les rapports rédigés par le docteur Itard en 1801 et 1806 ; Les Héritiers est né du récit d'un ancien élève, qui joue dans le film.
Des films que le monde a refaits
Le succès d'un film français se mesure aussi à ses nouvelles versions tournées à l'étranger. Le catalogue en compte un bon nombre.
3 Hommes et un couffin est devenu, à Hollywood, une comédie avec trois vedettes américaines et un bébé, l'un des plus grands succès de l'année 1987. Le Jouet a été refait aux États-Unis dès 1982. Les Visiteurs ont traversé l'Atlantique avec leurs deux acteurs principaux. Le Dîner de cons a eu sa version américaine en 2010.
Intouchables a été refait en Inde, en Argentine et aux États-Unis. La Famille Bélier est devenue CODA, couronné aux Oscars en 2022. Bienvenue chez les Ch'tis a été transposé en Italie, où le Nord et le Sud ont échangé leurs rôles.
Le mouvement existe dans l'autre sens. Demain tout commence adapte un film mexicain ; Un homme à la hauteur, un film argentin. Le cinéma français emprunte parfois ses histoires, et les rend à sa manière.
Voir l'original avant la nouvelle version reste le meilleur ordre : on y entend les répliques telles qu'elles ont été écrites, dans la langue où elles font rire.
Un film pour chaque saison
Le cinéma français est un cinéma de saisons : il filme les vacances, la rentrée, les dimanches. On peut choisir son film au calendrier.
L'été appartient à Rohmer et à ses héritiers. Le Rayon vert, de juillet à août, de Paris à Biarritz. Conte d'été, sur les plages de Bretagne. À l'abordage !, au bord d'une rivière. La Baule-les-Pins et Le Grand Chemin, pour les étés d'enfance. La Gloire de mon Père, pour les collines et les cigales. Les Grandes Vacances, pour le rire.
L'automne est la saison de l'école et des vendanges : Les Quatre Cents Coups, La Vie scolaire, Primaire, et Ce qui nous lie, qui suit une année entière de vigne, d'une récolte à l'autre.
L'hiver convient aux films d'intérieur : Un cœur en hiver, bien sûr ; Nelly et Mr. Arnaud ; Hors-Saison, dans une station balnéaire vidée par le froid ; Le Dîner de cons, qui se passe un soir de pluie.
Le printemps est la saison des recommencements : Demain tout commence, Presque, Les Choses simples, Bergers, où un homme quitte la ville pour suivre un troupeau vers les alpages.
Une semaine de cinéma français
Pour finir sur du concret, sept soirs et sept films, tous de moins de deux heures.
Lundi, pour rire vite : Le Dîner de cons, quatre-vingts minutes. Mardi, pour s'émouvoir : La Famille Bélier. Mercredi, avec les enfants : Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre. Jeudi, pour découvrir : PlayTime, à regarder sur le plus grand écran de la maison.
Vendredi, entre amis : Le Grand Bain. Samedi, à deux : Mr & Mme Adelman. Dimanche, en famille élargie : Intouchables, que tout le monde a vu et que tout le monde reverra.
Sept films, cinq décennies, et un lecteur qui se passe de tout réglage : la langue du film est déjà la vôtre.
Comment le catalogue est composé
Trois règles ont guidé le choix des 161 films.
La langue d'abord : seuls les films tournés en français sont admis, quel que soit le pays du cinéaste. C'est pourquoi le catalogue accueille un Finlandais, un Japonais, un Taïwanais et un Italien, et laisse de côté les films français tournés en anglais.
L'accueil ensuite : chaque film a reçu du public une note moyenne d'au moins 6 sur dix. Parmi ceux-là, les plus vus ont été retenus en premier, ce qui explique la présence des grands succès populaires à côté des classiques.
Le public enfin : chaque film a été relu pour pouvoir être proposé à toute la maison. La comédie, la chronique, le film d'histoire et le portrait y dominent donc ; les films les plus sombres du répertoire attendent ailleurs.
Le résultat couvre soixante et onze ans, cinq générations d'acteurs et presque toutes les régions du pays. Il s'enrichira au fil des sorties, par le rayon des années 2020.
L'école, sujet français
Peu de cinémas ont autant filmé la classe. Treize films du catalogue se passent dans une école, un collège ou un lycée ; la page Les films d'école les réunit.
Du côté des élèves : Les Quatre Cents Coups, où Antoine Doinel copie Balzac et se fait punir ; Diabolo menthe, une année de lycée de filles ; Le Nouveau, 2015, où un collégien fraîchement arrivé cherche des amis ; La Vie scolaire, 2019, vue depuis le bureau des surveillants ; Du vent dans mes mollets, 2012, l'amitié de deux fillettes en 1981.
Du côté des maîtres : Le Maître d'école, avec Coluche ; P.R.O.F.S. ; Ça commence aujourd'hui, où un directeur d'école maternelle se bat pour ses élèves ; Primaire, 2017, avec Sara Forestier en institutrice de CM2 ; Les Grands Esprits, 2017, où un professeur du lycée Henri-IV est envoyé dans un collège de banlieue ; Les Héritiers, 2014, où une professeure d'histoire inscrit sa classe à un concours national ; Le Brio, 2017, à l'université.
Deux films remontent aux sources de la pédagogie : L'Enfant sauvage, où le docteur Itard invente des exercices pour un garçon trouvé dans les bois, et La Nouvelle Femme, où Maria Montessori met au point sa méthode. À un siècle d'écart, la même question : comment apprend-on ?
La France des régions
Le cinéma français est souvent parisien ; le catalogue montre pourtant tout le pays. La page La France des régions en donne la carte.
Le Nord a trois films : Bienvenue chez les Ch'tis, à Bergues ; En fanfare, dans une ville minière et son harmonie ; Ça commence aujourd'hui, dans le bassin houiller. Trois films, un même accent et une même chaleur.
La Provence et le Midi en ont davantage. La Gloire de mon Père, dans les collines au-dessus de Marseille. Avis de mistral, dans les Alpilles. La Villa et Les Neiges du Kilimandjaro, à Marseille et dans ses calanques. Bergers, sur les chemins de transhumance. Le Rayon vert s'achève à Saint-Jean-de-Luz ; À l'abordage ! se passe au bord d'une rivière de la Drôme ; L'Incroyable Histoire du facteur Cheval, à Hauterives.
L'Ouest a Le Grand Chemin, près de Nantes ; La Baule-les-Pins ; Conte d'été, à Dinard ; Hors-Saison, dans une station bretonne en hiver ; Rosalie. Le Sud-Ouest a Le bonheur est dans le pré, dans le Gers, et Les Saveurs du Palais, qui commence dans le Périgord. La Bourgogne a Ce qui nous lie ; le Morvan, Les vétos ; le Vercors, Le Papillon ; l'Auvergne, Quand j'étais chanteur.
Paris reste présente, mais sous des visages inattendus : le Paris de verre de PlayTime, le Paris en noir et blanc d'Angel-A et de La Vie de Bohème, le Paris des livreurs à vélo de L'Histoire de Souleymane, le Paris des deux voisins de Deux moi.
Au-delà de la France
Le mot francophone déborde les frontières, et le catalogue aussi.
La Belgique a Le Huitième Jour, de Jaco Van Dormael, et Paris pieds nus, du duo burlesque Abel et Gordon. La Suisse a Ursula Meier, avec Home et L'enfant d'en haut, et Le Procès du Chien, de Laetitia Dosch. Le Québec a Café de Flore, de Jean-Marc Vallée, partagé entre Paris et Montréal, et Bergers, de Sophie Deraspe.
Des cinéastes venus d'ailleurs ont choisi de tourner en français : le Finlandais Aki Kaurismäki avec La Vie de Bohème, l'Italien Ettore Scola avec La Nuit de Varennes, le Taïwanais Hou Hsiao-hsien avec Le Voyage du ballon rouge, le Japonais Hirokazu Kore-eda avec La Vérité. Chacun apporte son regard sur Paris, et entend notre langue comme une musique.
D'autres films partent loin : Yao au Sénégal, La Vache de l'Algérie à Paris, Himalaya au Népal, Les Aventuriers au large du Congo, Crash Test Aglaé sur la route de l'Inde, King vers l'Afrique.
Histoire et musique
La liste Histoire et musique réunit vingt-deux films : reconstitutions, biographies et films musicaux.
L'histoire de France s'y lit par épisodes. 1721 : L'Échange des princesses. 1791 : La Nuit de Varennes. La veille de la Révolution : Délicieux. L'Empire : Le Retour du héros. 1897 : Edmond. La Belle Époque : French Cancan et Sarah Bernhardt, La Divine. 1928 : Boléro. Les années soixante-dix : La Faute à Fidel!.
La musique a ses portraits : Monsieur Aznavour, Boléro, Divertimento, Pourquoi je vis. Et ses fictions : La Famille Bélier, En fanfare, Let's Dance, Podium, Quand j'étais chanteur. La chanson française traverse le catalogue, de Claude François à Michel Sardou, que chante la jeune héroïne de La Famille Bélier.
La liste Aventure et fantastique compte dix-sept films : le genre est rare en France, et d'autant plus précieux. Les Visiteurs, Mission Cléopâtre, Kaamelott, Hibernatus, Didier pour le fantastique comique ; Les Aventuriers, En solitaire, Himalaya pour l'aventure.
En famille
La liste Famille est courte : treize films. Le cinéma français s'adresse plus souvent aux adultes ; ces treize titres n'en sont que plus utiles.
Pour les plus jeunes : Le Renard et l'Enfant ; Belle et Sébastien 3 : Le Dernier Chapitre ; King ; Le Papillon. Pour toute la famille : Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre ; C'est quoi cette famille ?! ; Alibi.com 2 ; Avignon. Pour les collégiens : La Vie scolaire, Primaire, Du vent dans mes mollets.
En dehors de la liste, beaucoup de comédies conviennent aux enfants dès dix ans : Les Visiteurs, Hibernatus, Les Grandes Vacances, Le Jouet, Didier, La Vache, La Famille Bélier.
Cinq parcours dans le cinéma français
Pour qui veut découvrir le catalogue avec méthode, voici cinq chemins de cinq films.
Les classiques, pour commencer par le commencement : French Cancan, Mon oncle, Les Quatre Cents Coups, Les Demoiselles de Rochefort, César et Rosalie. Cinq films, cinq grands cinéastes, vingt ans de cinéma.
Le rire, de génération en génération : Les Grandes Vacances pour de Funès, Le Jouet pour Pierre Richard, Les Visiteurs pour Clavier et Reno, Le Dîner de cons pour Villeret, Bienvenue chez les Ch'tis pour Dany Boon. Chaque époque a eu sa façon de rire, et toutes fonctionnent encore.
Les sentiments, selon Sautet et ses héritiers : César et Rosalie, Un cœur en hiver, Nelly et Mr. Arnaud, puis Mr & Mme Adelman et Hors-Saison.
Les histoires vraies : L'Incroyable Histoire du facteur Cheval, Coco avant Chanel, Monsieur Aznavour, Marinette, Divertimento. Cinq vies, cinq obstinations.
Le cinéma d'aujourd'hui : En fanfare, L'Histoire de Souleymane, Toni, en famille, Bergers, Le rêve américain. Cinq films des trois dernières années, pour prendre le pouls.
Un cinéma court
Un chiffre résume une tradition : la durée moyenne d'un film de FrenchFlix est de 103 minutes. C'est dix à quinze minutes de moins que la moyenne des catalogues où dominent les films américains.
Les plus brefs durent quatre-vingts minutes : Le Dîner de cons et Le Procès du Chien. Le Nouveau en dure 81, Hibernatus 82, L'Enfant sauvage 83, Comme un chef 84, Les Grandes Vacances, Le Papillon et Crash Test Aglaé 85.
À l'autre bout, cinq films seulement dépassent deux heures cinq : Les Demoiselles de Rochefort, 126 minutes ; Les Poupées russes, 129 ; Monsieur Aznavour, 134 ; Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1, 139 ; La Nuit de Varennes, 151.
La durée moyenne varie très peu d'une époque à l'autre : 100 minutes avant 1980, 104 dans les années 80 et 90, 104 dans les années 2000, 102 dans les années 2010, 105 dans les années 2020. En soixante-dix ans, le film français a gardé son format : une heure quarante, le temps d'une histoire bien menée.
Une seule langue, mille manières
Regarder un catalogue entièrement en français, c'est entendre toutes les façons de parler notre langue.
La langue écrite des dialoguistes : celle de Rohmer, précise jusqu'à la préciosité ; celle de Ridicule, où l'on se bat à coups de bons mots ; les alexandrins d'Edmond ; les plaidoiries du Brio.
La langue des régions : le ch'ti de Bergues, l'accent provençal de La Gloire de mon Père, le parler de la campagne nantaise dans Le Grand Chemin, le français du Québec dans Café de Flore et Bergers.
La langue des métiers : le vocabulaire de l'hôpital dans Hippocrate, celui de la cuisine dans Délicieux et La Brigade, celui de la voile dans En solitaire, celui de la vigne dans Ce qui nous lie.
La langue apprise, enfin : le français de Souleymane, celui des parents portugais de La Cage dorée, celui de Maria Montessori, celui que le docteur Itard enseigne mot à mot à l'enfant sauvage. Et, tout au bout, le silence éloquent de Tati et de The Artist, où le cinéma se passe de paroles.
Où regarder, et comment
FrenchFlix choisit et présente ; la diffusion revient aux services officiels. Sur chaque fiche, le bouton Regarder ouvre JustWatch, qui recense pour le pays choisi les plateformes proposant le film. La page Où regarder signale un usage précieux du sélecteur de pays : il aide les francophones installés à l'étranger à trouver un film français là où ils vivent.
Les classiques existent en versions restaurées, que la page Les restaurations présente. Et la page Les sous-titres français rappelle qu'un film français peut se regarder avec des sous-titres français : utile pour les dialogues rapides, les accents marqués, ou pour qui apprend la langue.
Chercher, garder, emporter
Le champ de recherche comprend les titres, les noms et les années : « Klapisch » donne quatre films, « Luchini » quatre aussi, « 2019 » onze. La page Chercher sur FrenchFlix donne d'autres exemples.
Le bouton d'ajout de chaque affiche alimente Ma liste, conservée dans votre navigateur. Sur téléphone, les trois films à la une s'empilent et le TOP 10 passe sur deux colonnes ; la page FrenchFlix sur mobile montre le menu replié.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que FrenchFlix ?
Un guide de 161 films tournés en français, de 1955 à 2026, avec un bouton vers les services officiels.
Tous les films sont-ils en français ?
Oui. Le catalogue réunit uniquement des films tournés en langue française.
Quel film est en tête du TOP 10 ?
Intouchables, devant En fanfare et Dix pour cent, le film.
Quel est le film le mieux classé ?
Intouchables, à 8,3 sur dix, devant Les Quatre Cents Coups, à 8,0, et Le Dîner de cons, à 7,8.
Quel est le film le plus ancien ?
French Cancan, de Jean Renoir, sorti en 1955.
Quels sont les films les plus récents ?
Dix pour cent, le film, Le rêve américain et LOL 2.0, tous de 2026.
Quel réalisateur a le plus de films ?
Cédric Klapisch, avec quatre films ; Tati, Rohmer, Sautet et Zidi en ont trois.
Quelle est la durée moyenne d'un film ?
103 minutes. Le plus long, La Nuit de Varennes, dure 151 minutes.
Y a-t-il des films pour les enfants ?
Oui : treize films de famille, dont Le Renard et l'Enfant, King et Mission Cléopâtre.
Le site propose-t-il des séries ?
FrenchFlix est consacré aux films : 161 longs métrages, 276 heures de cinéma.
Que signifie le badge jaune sur une affiche ?
Le rang du film dans le TOP 10 du moment.
Où regarde-t-on les films ?
Sur les services officiels. Le bouton Regarder de chaque fiche indique les plateformes de votre pays.
FrenchFlix fonctionne-t-il sur téléphone ?
Oui. Les films à la une s'empilent et le menu s'ouvre par un bouton jaune.
Comment garder un film pour plus tard ?
Le bouton d'ajout range le film dans Ma liste, conservée dans votre navigateur.